Critique
Where I
Wanna Be apparait comme une tentative de Donell Jones de recréer les fastes du rythm'n'blues original et de de la soul d'antan. Sa voix peut effectivement l'autoriser à se mesurer aux grandes figures du passé, son modèle Donny Hathaway en tête.
L'album démarre parfaitement avec « U Know What's Up », ensuite les choses se compliquent avec un abus manifeste de tempos R&B aux orchestrations trop actuelles. Où sont les cuivres ? Les guitares ? Il faut attendre le neuvième titre, « He Won't Hurt You » pour retrouver une chanson avec une âme forte.
Heureusement Where I Wanna Be termine en fanfare avec « Pushin' » et surtout « When I Was Down» qui sonne délicieusement rare groove. Donell Jones connaît la formule, il a la capacité à la reproduire, seulement il se laisse trop entrainer dans les marécages remplis de sirop d'érable du R&B actuel.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story