Critique
Le huitième album du groupe est une franche réussite. Kevin Barnes enregistre la majorité de l’album seul en Norvège, ou il s’est expatrié avec sa femme d’origine nordique, qui souhaite que son enfant naisse dans son pays. Mais les choses détériorent rapidement. Kevin Barnes tombe en dépression, puis se sépare de son épouse.
Il compose donc seul la grande majorité des morceaux de l’album dont les paroles sont certainement les plus sombres des compositions du groupe. Certains morceaux, à l’image de « Heimdalsgate Like a Prometean Curse » (Heimdalsgate est le nom de la rue ou Kevin Barnes a vécu à Oslo) sont de véritables appels à l’aide auprès de Nina Twin, la femme de Kevin Barnes.
Le disque n’est toutefois pas un disque complètement sombre puisqu’on y retrouve la disco pop psychédélique qui caractérise le groupe sur ses productions récentes. Toujours à la limite du trop plein Kevin Barnes fait preuve de réelles inventions sonores et d’un travail remarquable, particulièrement sur les rythmiques.
Ce disque de rupture est certainement meilleur du groupe, maquillant des chansons poignantes sous des airs festifs. A ce titre le morceau le plus intéressant est certainement « The Past is A Grotesque Animal » ou Kevin Barnes s’époumone entouré de chœurs et de synthétiseurs vintage. Le disque a d’autant plus atteint son objectif que cette catharsis a permis de reconquérir le cœur de sa femme.
Christophe Deniau - Copyright 2012 Music Story
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HISSING FAUNA, ARE YOU THE DESTROYER