-
/
- Détail

Bird Head Son

Bird Head Son
  • Anthony Joseph
  • Prix: EUR 11,47
  • CD
  • Nombre de disques: 1
  • Format : CD
  • Label: Naive
  • Autres éditions : CD | Album vinyle

Critique

« L’univers finit toujours par assembler de manière harmonieuse les choses qui doivent être réunies… » Surnommé « Fils de tête d’oiseau » (d’où le titre de l’album), en allusion à son père, dont le chef menu gigotait au sommet d’un corps gigantesque, le poète, romancier, et musicien Anthony Joseph, originaire de Trinidad, réside à Londres depuis le début des années quatre-vingt-dix.
Et, depuis la même période, il est l’un des plus fins représentants de la littérature afro-asiatique émigrés en Grande-Bretagne. Il définit lui-même ses racines principales comme une rencontre entre les cantiques de l’église baptiste qu’il fréquentait en compagnie de ses grands-parents, le calypso (musique emblématique et identitaire de son pays d’origine), et « l’âpre surréalisme du carnaval de Trinidad ».
Après avoir développé l’attrayante théorie selon laquelle les soucoupes volantes seraient peuplées de descendants d’Africains en quête de leur terre originelle, le quadragénaire propose un deuxième album accompagné du Spasm Band (un trio percussions multiples, saxophone déchiré, et basse tellurique, tous trois comme un poing tendu), auxquels s’adjoignent ici quelques voisins de palier frappeurs de tambours, le vibraphoniste David Neerman (musicien aussi confortable aux côtés du Malien Lansiné Kouyaté, qu’auprès de musiciens russes, dans le jazz comme dans l’electro), le tromboniste Joseph Bowie, frère de Lester et fondateur de Defunkt, et la guitare d’un ami de longue date, le guitariste blue funk Keziah Jones. C’est dans cette espace de liberté que Joseph délivre des messages vécus – et interprétés – dans l’urgence, proches de la déclamation du slam, et d’un rap ancestral, illustré par les New-Yorkais The Last Poets dès 1968.
Le périple musical fait parfois halte sur les rives tourmentées d’un cri à la Albert Ayler, puis retrouve les tumultes militants de Gil Scott-Heron, avant de se laisser séduire par la polyrythmie baroque d’un Sun Ra, ou la fièvre hypnotique de Fela Anikulapo Kuti. Et l’extase générée (le spasme…) n’est sans rappeler les voyages électriques du Miles Davis des années soixante-dix. Un album déclamatoire, urgent et tendre, rauque et suave à la fois. Christian Larrède - Copyright 2012 Music Story

Description du produit

A l'égal des beat poètes, à l'image des jazz prophètes, à l'instar des rappeurs esthètes, ANTHONY JOSEPH invoque les esprits du voodoo funk et de la soul spirituelle en une spectaculaire odyssée à travers toute la Great Black Music. « J'aime à penser que nous jouons la bande-son d'un territoire où toutes les diasporas noires se retrouvent ensemble. L'Afrique, les Amériques et les Caraïbes en un son. » Une fusion voodoo-punk-funk hautement addictive.

Bird Head Son Commentaires en ligne

Articles Connexes

  • Bird Head Son Hangin Tough
  • L'Arme De Paix Hangin Tough
  • Hangin' tough (4 tracks, 1989, 3 L'Arme De Paix
  • Hangin Tough L'Arme De Paix
  • Bird Head Son Vault 'Battlefield 3' pour Xbx 360
  • Caritativement belle Transformers : la guerre pour Cybertron