Descriptions du produit
Un nouvel album d'AC/DC est toujours un événement, et cela se découvre avec respect et déférence – a fortiori quand il aura fallu cinq ans pour qu'il voie le jour. Rares sont ceux qui peuvent s'offrir le luxe de s'absenter aussi longtemps du circuit (même si le coffret
Bonfire s'interposa entre
Ballbreaker et
Stiff Upper Lip tout comme
AC/DC Live entre
The Razor's Edge et
Ballbreaker) et retrouver leurs fans comme s'ils s'étaient quittés la veille. Le monde change, le public change, les modes changent… Mais AC/DC reste fidèle à lui- même – ce qui n'exclut ni les erreurs ni les baisses de régime, AC/DC ayant connu les deux au cours de sa longue carrière. Or, justement, cinq ans, quand on se penche sur les chiffres, c'est beaucoup.
Stiff Upper Lip marque la vingt-sixième année d'existence d'AC/DC et la vingtième depuis la disparition de Bon Scott, qui demeurera à jamais "le" chanteur d'AC/DC pour bon nombre de gens. Plus grave encore, Brian Johnson, son remplaçant, frise les cinquante-trois ans, ce qui fait dire à certains que
Stiff Upper Lip pourrait être le dernier disque du groupe. Et pourtant, quelle pêche ! Après un
Ballbreaker au son plus clair, presque bluesy, AC/DC est revenu au gros son chaud d'antan. Quant aux morceaux, à l'exception d'un "Can't Stand Still" plutôt faiblard, il est difficile de résister à leurs charmes. Les gamins de vingt balais feraient bien d'en prendre de la graine !
--Hervé SK Guégano