Critique
Very Mercenary en 1999 est l'un des sommets de The Herbaliser. il est un suite logique au déjà très bon Blow Your Headphones de 1997. Le collectif réalise une synthèse parfaite de rap instrumental et d'electro, genre largement appelé à se multiplier les années suivantes.
Grandement inspiré du travail de Galliano ou US3 lors de la période acid jazz, The Herbaliser va plus loin en apportant une dimension venue de l'ambient et du dub, à ses sonorités hip-hop, jazz et funk.
La mixture ainsi réalisée donne lieu à des titres comme « Who's the Realest » où l'utilisation des filtres de basse est exemplaire, quand à « Road of Many Signs » il fait désormais partie de ces titres que tout le monde connait, sans forcément savoir qui en est l'auteur.
Le principal problème de The Herbaliser réside d'ailleurs dans la grande discrétion du groupe, qui reste un ensemble apprécié des spécialistes de l'electro sans avoir réussi à séduire le grand public.
François Alvarez - Copyright 2012 Music Story